Posted on: 2 janvier 2021 Posted by: manonquenehen Comments: 0

Hier soir, Emmanuel Macron annonçait les nouvelles mesures sanitaires lors d’une interview. Anne-Sophie Lapix (France 2) et Gilles Bouleau (TF1) l’interrogeaient pour mieux comprendre la situation et les mesures à appliquer selon le gouvernement.

Quelles sont ces nouvelles mesures sanitaires ? Jean Castex a pris la parole ce jour afin de donner les précisions nécessaires à la compréhension de l’intervention du Président de la République, pas très claire pour le grand public.

Concernant les mesures sanitaires proprement dites, un couvre-feu est établi de 21 heures à 6 heures du matin. A 21 heures, chacun devra être chez soi, et les commerces, lieux accueillants du public devront être fermés, “sauf exceptions”. De plus, les consignes restreignent le nombre de personnes dans l’espace privé à six. Ce couvre-feu s’applique dans les métropoles suivantes : La métropole d’Aix-Marseille, Île-de-France, Lyon, Montpellier, Grenoble, Saint-Étienne, Lille, Toulouse et Rouen.

Les dérogations à ces mesures sont les raisons médicales, professionnelles, de voyage en train ou avion sur présentation du billet ou encore pour sortir son chien. Pour cela, il vous faudra une attestation comme lors du confinement en mars ou encore une carte professionnelle ou un justificatif pour les déplacements professionnels. Les mesures précédentes restent en place en journée. Les fermetures de débits de boisson seront également maintenues dans ces métropoles.

A noter que 12 000 policiers et gendarmes vont être affectés aux contrôles du respect de ces règles sanitaires. Tout non-respect sera passible d’une amende de 135 euros. Les fêtes privées sont interdites dans toute la France. Conséquence de l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, plusieurs mesures s’appliqueront sur tout le territoire national. Les fêtes privées seront interdites dans les lieux accueillants du public ; tous les restaurants appliqueront le protocole sanitaire limitant le nombre de clients ; la règle d’un siège sur deux s’appliquera dans les salles ; le nombre de visiteurs sera limité dans les lieux accueillants du public, type musées.

Les entreprises, quant à elles, devront définir un nombre de jours minimal de télétravail lorsque cela est possible, dans le cadre d’un dialogue social. Le protocole sera applicable la semaine prochaine. Ces mesures étonnent du fait du constat du non-respect des règles sanitaires dans les transports en commun et dans les écoles, lycées et universités ouverts malgré des cas de Covid avérés au sein même des établissements.

“SNCF Voyageurs confirme que les TGV INOUI, OUIGO, Intercités, trains internationaux et trains régionaux circuleront tous comme prévu en ce week-end des 16, 17 et 18 octobre, ainsi que pendant l’ensemble des vacances de la Toussaint ». Déclaration qui peut choquer pour cette société anonyme à capitaux publics qui ne respecte pas les règles sanitaires de base (pas de gel à l’entrée du train, pas de distanciation sociale à bord du train…). Gérard, 61 ans a pris le train de Lille pour Marseille le 14 octobre dernier. Il déplore « des wagons pleins à craquer et des changements de place demandés par les agents de la SNCF pour cause de panne de train », tout cela « sans désinfection préalable ». Il se dit « choqué de voyager dans des conditions telles que celles proposées par la SNCF ».

Pendant ce temps, des perquisitions ont été menées chez Agnès Buzyn, ancienne ministre de la santé, Edouard Philippe, ex premier ministre et l’ancienne porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye dans le cadre de l’enquête sur la gestion de la crise sanitaire. Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon et la directrice générale de Santé Publique France, Geneviève Chêne sont aussi concernés.

Le Premier ministre Jean Castex ne se prononce pas. “Vous comprendrez qu’il ne m’appartient absolument pas de commenter des décisions d’une autorité judiciaire” a-t-il ainsi déclaré, rappelant qu’ils bénéficiaient d’une “totale présomption d’innocence”Les secteurs de la restauration, de l’hôtellerie, du spectacle, de la nuit et les chauffeurs de taxis ne comprennent pas ces mesures qu’ils considèrent comme «stigmatisantes ». Ils se sentent « lésés par rapport aux autres secteurs ».

Les médecins, quant à eux, ne tiennent pas tous les mêmes discours et il n’existe pas de ligne directrice de pensée quant à l’évolution du virus. Seul constat de tous, les hôpitaux sont en manque de personnel et les enveloppes budgétaires se font attendre. Le nombre de lits n’a pas augmenté et les personnels sont à bout de force et en sous-effectif.

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