Posted on: 3 janvier 2021 Posted by: manonquenehen Comments: 0

Jean Castex, Premier ministre et Olivier Véran, ministre de la Santé, se sont exprimés sur les stratégies de vaccination en France. Résumé des décisions qui ont été prises…

Les informations concrètes

En premier lieu, une date de début de campagne de vaccination est maintenant connue. Celle-ci devrait commencer la dernière semaine de décembre « si les conditions sont réunies » a précisé Jean Castex. Il a conditionné le coup d’envoi de cette campagne à l’autorisation de mise sur le marché de l’Agence européenne du médicament « attendue pour le 21 décembre » et à un avis de la Haute autorité de santé rendu « dans la foulée ». Elle concernera, pour commencer le million de personnes considérées comme « fragiles ».

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a décidé d’avancer à lundi, le 21 décembre, l’examen du dossier du candidat vaccin de Pfizer et BioNTech, déjà autorisé et utilisé au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Canada. Dans l’éventualité d’un feu vert de l’instance, la Commission européenne devra ensuite formellement approuver le vaccin après consultations avec les gouvernements des vingt-sept Etats membres. Un haut responsable de la Commission a fait savoir mercredi à l’Agence France-Presse que cette approbation définitive pourrait intervenir dès le 23 décembre, soit mercredi prochain.

Concernant le nombre de doses achetées par la France, il y aura 200 millions de doses disponibles soit la possibilité de vacciner 100 millions de personnes. En effet, le vaccin s’ingère en deux phases.

Ils ont également précisé qu’aucun vaccin ne sera effectué sans un consentement éclairé. Il ne sera donc pas obligatoire, chacun aura la possibilité de choisir s’il souhaite avoir le vaccin ou non.

Ils ont également tenu à rappeler que le début de la campagne de vaccination ne marquera pas la fin de l’épidémie. En effet, il faudra compter plusieurs mois afin de voir des résultats concrets, soit pas de recul concret avant le mois de mai.

Les interrogations qui s’en suivent

La question se pose pour les personnes qui ont déjà une charge virale importante et qui ne pourront donc pas recevoir le vaccin (personnes atteintes du VIH, par exemple) et pour les personnes qui seraient positives à la Covid-19. Dans ce cas, le vaccin ne peut être administré sous peine de devenir dangereux pour la personne vaccinée.

De plus, il n’existe toujours aucune publication scientifique de la part des laboratoires prêts à vendre des doses de vaccin. Les seuls documents disponibles sont des communiqués de presse.

Jean Castex a précisé que la France avait « précommandé de quoi vacciner 100 millions de personnes ». Problème ? Il n’a pas précisé quels étaient les laboratoires concernés. Dans un même temps, Pfizer a déposé une demande d’autorisation conditionnelle auprès de l’Agence européenne du médicament, qui, avec la Commission européenne, doit donner son feu vert à la commercialisation. La firme espère ainsi pouvoir commencer sa distribution d’ici la fin du mois. Un accord ou non à la commercialisation est attendu pour le 29 décembre « au plus tard ». Une date qui renverrait le départ de la campagne au début du mois de janvier.

Les laboratoires en course sont Pfizer-BioNTech, suivis par Moderna et AstraZeneca/Université d’Oxford. À ce stade, ce sont les seuls vaccins en cours d’examen par l’EMA, mais d’autres suivront au cours des prochaines semaines.

Olivier Véran a expliqué que « Si nous disposons de plusieurs vaccins, nous ferons le choix de ceux qui nous paraissent les plus sûrs et les plus efficaces ». Outre ces deux critères essentiels, le prix et les conditions de stockage (les vaccins de Pfizer et Moderna doivent être conservés à très basse température, dans des congélateurs spécifiques) pourraient également faire pencher la balance.

Une des questions primordiales est de savoir qui sera autorisé à être vacciné. Les médecins traitants veulent pouvoir administrer le sérum mais pour le moment aucune réponse n’a été apportée par le gouvernement.

Enfin, il n’est pas question pour le gouvernement de présenter cette campagne de vaccination comme obligatoire. En revanche, il est légitime de s’interroger sur le nombre d’activités ou de lieux que les français ayant refusé le vaccin ne pourront plus fréquenter (avion, train, lieux culturels, restaurant…).

Aujourd’hui a été annoncé qu’Emmanuel Macron est positif à la Covid-19 : hasard du calendrier ou coup de communication de génie ? Il faut s’attendre à ce que cette pandémie réserve encore de nombreuses mauvaises surprises !

« L’incertitude est notre pire ennemi en terme de microbes. On peut prédire la trajectoire d’un astéroïde, la durée d’une éclipse solaire, or une pandémie est imprévisible. Et complètement invisible… » Franck Thilliez (écrivain)

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