Posted on: 3 janvier 2021 Posted by: manonquenehen Comments: 0

Dès janvier prochain, le gouvernement de Trump, et malgré les difficultés de ce dernier à accepter la défaite, laissera place au gouvernement démocrate de Biden. Joe Biden deviendra le nouveau Président de la République mais c’est sur Kamala Harris que tous les regards se portent.

Kamala Harris est la future vice-présidente des Etats-Unis et vole quelque peu la vedette à Joe Biden et ce, pour plusieurs raisons.

Kamala Harris, une femme sur laquelle il faudra compter et ce pour plusieurs raisons !

Tout d’abord elle sera la première femme vice-présidente à la Maison-Blanche. Mais ce n’est pas tout, elle était également la première femme noire à devenir procureure de San Francisco en 2004 puis en 2010 de l’État de Californie. Elle a aussi prêté serment au Sénat à Washington, en 2017, en s’inscrivant là encore comme la première femme originaire d’Asie du Sud et seulement la deuxième sénatrice noire dans l’histoire.

Elle est jeune. Elle brigue la vice-présidence à l’âge de 56 ans, soit 21 ans de moins que Joe Biden et 18 ans de moins que Donald Trump, avec, sans doute, un œil sur la présidentielle de 2024.
C’est une femme moderne. Dans sa vie professionnelle de par ses diplômes et sa brillante carrière mais également sur le plan privé avec une famille mixte et recomposée. Elle s’est également montrée à plusieurs reprises en jean et baskets, bien loin des tailleurs d’Hillary Clinton en 2016. Sans noter sa communication parfaitement maitrisée sur les réseaux sociaux, et notamment sur Instagram, où ses vidéos font toujours parler d’elle.

Elle est une femme de caractère. Cela était déjà flagrant pendant la campagne. Joe Biden lui avait laissé la conquête des territoires les plus difficiles. C’est elle, par exemple, qui a fait le tour du Texas, l’un des États les plus peuplés mais aussi les plus conservateurs historiquement républicain.

De plus, Joe Biden, malgré une communication cadencée et ferme à ce sujet, a 77 ans et donc la fragilité physique que cela peut induire. Cela laisse complètement la place à sa vice-présidente de préparer une future candidature à la présidence, voire même terminer le mandat de ce dernier en cas d’incapacité.

Mais qui est vraiment Kamala Harris ?

Elle est née le 20 octobre 1964 à Oakland, en Californie. Son père est Donald J. Harris, économiste et professeur émérite à l’université Stanford, originaire de la Jamaïque, venu aux États-Unis en 1961 pour faire un doctorat à l’université de Californie à Berkele. Sa mère, Shyamala Gopalan, est une biologiste et oncologue spécialiste du cancer du sein, originaire du Tamil Nadu en Inde et venue aux États-Unis en 1960 pour faire un doctorat d’endocrinologie à la même université que son mari. Elle grandit à Oakland et ses parents se séparent lorsqu’elle n’a que sept ans. Kamala vit à Montréal de 1976 à 1981, avec sa sœur Maya Harris et sa mère. En effet, cette dernière avait, durant cette période, un poste à l’Hôpital général juif et un emploi d’enseignante à l’Université McGill.

Elle poursuit ses études primaires dans une école francophone, puis entame des études secondaires au Canada à Westmount, Québec, où elle obtient un diplôme de fin d’études en 1981.
Elle revient ensuite aux États-Unis, à Washington, où elle obtient un baccalauréat universitaire en science politique à l’université Howard. Elle continue alors ses études avec un diplôme de Juris Doctor à l’École de droit Hastings de l’université de Californie à San Francisco. Elle intègre ensuite le barreau de Californie en 1990.

S’en suit une brillante carrière juridique, en tant qu’adjointe au procureur de district du comté d’Alameda (1990 à 1994), avec, en parallèle un poste pour lequel elle a des charges à la Cour d’appel de l’assurance chômage et à la commission de l’assurance médicale. Elle dirige ensuite le département des enquêtes criminelles de San Francisco, puis devient procureure du district de cette même ville. Elle est élue procureure générale de Californie de 2010 à 2017 avant de devenir sénatrice des Etats-Unis. Enfin, en 2020, elle annonce sa candidature à l’investiture démocrate de laquelle elle se retire. Joe Biden la choisira alors pour être sa vice-présidente.

Concernant sa vie de femme, elle épouse l’avocat Douglas Emhoff en 2014, qui a deux enfants d’un premier mariage. Elle est baptiste, membre de la Third Baptist Church de San Francisco, affiliée aux Églises baptistes américaines.
C’est également une grande fan de cuisine. Pendant le confinement, son compte insta se transforme en compte de foodie ; elle avoue découper les pages de recettes du New York Times et elle a testé toutes les recettes de la cheffe Alice Waters.

Quelles sont les idées de Kamala Harris ?

Pour commencer c’est une militante précoce. A l’âge de 13 ans, Kamala et sa sœur cadette ont organisé une manifestation devant leur immeuble pour protester contre une loi interdisant aux enfants de jouer dans l’herbe. Les deux jeunes filles ont obtenu gain de cause.

En tant que procureure de San Francisco, elle s’était fermement opposée à une modification de la Constitution californienne, limitant le mariage à deux personnes de sexe opposé. Elle avait aussi lancé une équipe chargée de poursuivre les coupables d’agressions envers les personnes LGBT dans les écoles.

En tant que procureure de Californie, de 2011 à 2017, elle s’était engagée contre les mauvais traitements dans les prisons avant d’obliger les forces de l’ordre à se former aux discriminations. Elle est également à l’origine d’un portail internet qui rend publiques des données judiciaires sur les violences policières.

Mais ses positions dures sur la punition des petits délits auraient principalement pénalisé les minorités, ce qui ne lui donne pas l’unanimité chez les démocrates. Selon le New York Times.
Kamala Harris n’aurait que rarement poursuivi les policiers responsables de la mort de civils. Le fait de ne pas avoir pris position face à une proposition de loi voulant rendre systématiques les enquêtes indépendantes quand un policier fait “usage de la force mortelle” fait également partie des reproches à son encontre.

Elle reste une femme de poigne qui n’a pas froid aux yeux, en témoigne son interrogation lorsqu’elle était sénatrice, auprès de Jeff Sessions, sur les liens potentiels entre la Russie et la campagne présidentielle de Donald Trump.

Il faudra attendre que son mandat ait commencé pour savoir quelle vice-présidente sera Kamala Harris. Cela dépendra aussi de la marche de manœuvre que lui laissera Joe Biden !

« C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète »Simone de Beauvoir (philosophe)

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