Posted on: 2 mars 2021 Posted by: manonquenehen Comments: 0

« Je suis venu te dire que je m’en vais »… Il y a 30 ans jour pour jour, le 2 mars 1991, Serge Gainsbourg partait sans crier gare. Une crise cardiaque, foudroyante, alors qu’il était seul chez lui, à Paris. « L’homme à la tête de chou » avait 62 ans.

Qui était Serge Gainsbourg ?

Lucien Ginsburg, dit Serge Gainsbourg, né le 2 avril 1928 à Paris et mort le 2 mars 1991 dans la même ville, est un auteur-compositeur-interprète français, également artiste peintre et scénariste, puis metteur en scène, écrivain, acteur et enfin cinéaste.

Il accède à la notoriété en tant qu’auteur-compositeur-interprète, abordant de nombreux styles musicaux. Il s’essaie également au cinéma et à la littérature, réalise plusieurs films et vidéo-clips et compose plus de quarante musiques de films. Au milieu des années 1950, il utilise les pseudonymes Julien Gris puis Julien Grix avant de choisir Serge Gainsbourg comme nom d’artiste. Dans les années 1980, il s’invente aussi un alter ego appelé Gainsbarre.

Ses débuts sur scène sont difficiles en raison de son physique. Toute sa vie, Serge Gainsbourg souffre de la peur d’être rejeté et de sa conviction qu’il est laid. Au fil des années, il se crée une image de poète maudit et provocateur, mais pas pour autant en marge du système : « J’ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu’elle était doublée de vison » déclare-t-il à Denise Glaser à propos de sa conversion dans les années 1960 d’une musique variété / jazz de facture classique à la pop musique alors en plein essor.

Les textes de ses chansons jouent souvent sur le double sens, et illustrent son goût pour la provocation (Nazi Rock, Aux armes et cætera, Lemon Incest) et l’érotisme (Les Sucettes, Je t’aime… moi non plus, Love on the Beat), voire la scatologie (Vu de l’extérieur, La poupée qui fait, Des vents des pets des poums, Evguénie Sokolov), ce qui lui vaut nombre de polémiques.

Serge Gainsbourg aime également jouer avec les références littéraires, comme Verlaine (Je suis venu te dire que je m’en vais), ainsi que recycler des thèmes de musique classique (Initials B.B., Lemon Incest). Cependant, il considère la chanson et en particulier les paroles de chanson, comme un « art mineur », puisque ne nécessitant, contrairement à la peinture par exemple, aucune initiation pour être apprécié. Il travaille cependant, parfois jusqu’à l’obsession, la forme poétique de ses textes, les parsemant de rimes sophistiquées, de jeux de mots, d’allitérations et autres figures de style peu communes dans la musique populaire.

Auteur prolifique de chansons pour d’autres artistes, en particulier des femmes, Gainsbourg traverse la vie de chanteuses et actrices renommées, dont Brigitte Bardot, avec qui il a une brève liaison, et Jane Birkin, qui aura été sa compagne pendant plus de douze ans (restant sa principale muse même après leur séparation) et avec qui il a son troisième enfant, Charlotte Gainsbourg. Durant les années 1980, il fréquente Caroline von Paulus dite « Bambou », qui lui donne son quatrième et dernier enfant, Lucien Gainsbourg, dit « Lulu ».

Il influence considérablement certains artistes français comme le groupe Taxi Girl, Renaud ou encore Étienne Daho, mais également des artistes non francophones tels que Beck Hansen, Mike Patton, le groupe Portishead ou le compositeur David Holmes.

Si sa notoriété à l’extérieur du monde francophone se limite aux professionnels de la musique, il réussit à classer deux de ses albums dans les meilleures ventes de disques aux États-Unis : Bonnie and Clyde (avec Brigitte Bardot) se classe 12ème au Billboard 200 au cours de l’année 1968 et Jane Birkin / Serge Gainsbourg se classe 196ème au cours de l’année 1970. Sa chanson Je t’aime… moi non plus se classe 58ème au Billboard Hot 100, malgré des diffusions à la radio limitées en raison de la censure. Elle rencontre un plus grand succès encore au Royaume-Uni où elle se classe numéro 1 des ventes. Avec celles de la chanteuse belge Sœur Sourire et les albums francophones de Céline Dion, ses performances sont inégalées pour des chansons en langue française aux États-Unis.

Un artiste à scandale

Génie incontestable de la musique, Serge Gainsbourg était aussi connu pour ses abus. L’artiste était un provocateur qui aimait choquer. Tout le monde se rappelle (peut-être pas les plus jeunes !) lorsqu’il a brûlé un billet de 500 Francs en direct ou lorsqu’il a revisité l’hymne national version reggae. Son comportement avec les femmes était également sujet à de violentes critiques. A certaines périodes de sa vie, rares étaient ses apparitions télévisuelles où il était sobre. Imbibé par l’alcool, le compositeur n’avait pas hésité à insulter Catherine Ringer des Rita Mitsouko ou à déclamer ses envies sexuelles à Whitney Houston, sous le regard ébahi de Michel Drucker. Des séquences qui, aujourd’hui, ne pourraient plus être diffusées à la télévision !

Le billet brûlé : le fisc français ne faisait pas partie des amis de Serge Gainsbourg. En signe de protestation et pour illustrer ce qu’il lui prélève, l’interprète de Bonnie & Clyde brûle « à 74% » un billet de 500 francs. Face au tollé général que la scène provoque, Serge Gainsbourg rétorquera « c’est mon pognon, j’en ai rien à cirer ».

La reprise de la Marseillaise : Serge Gainsbourg était un artiste culotté. Présent sur scène face à une foule de militaires à Strasbourg, l’artiste revisite l’hymne de « la Marseillaise » en version reggae. Jugé irrespectueux, l’évènement fera le titre des journaux et pourtant l’album « Aux armes et caetera », sur lequel a été enregistré la chanson, sera le premier disque d’or de Serge Gainsbourg.

La tentative de séduction de Catherine Deneuve : alors que Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg interprètent Dieu est un fumeur de Havane sur le plateau de Michel Drucker, le chanteur controversé se montre insistant avec sa partenaire. Éméché, Serge Gainsbourg enlace Catherine Deneuve, qui essaye alors de se dégager de son étreinte. Le chanteur tentera à plusieurs reprises de l’embrasser par la suite.

La chanson controversée : adepte du politiquement incorrect, le chanteur compose et interprète la chanson Lemon Incest  avec sa fille Charlotte Gainsbourg. Si les paroles racontent l’histoire fusionnelle d’un père pour son enfant, le clip et les similarités entre les mots « zeste » et « inceste » prêtent à confusion. Face aux critiques, Serge Gainsbourg devra (encore) se défendre publiquement. Âgée aujourd’hui de 45 ans, Charlotte Gainsbourg a récemment confié avoir eu une enfance parfois difficile aux côtés de son père.

Ses envies sexuelles envers Whitney Houston : plus à un scandale près, Serge Gainsbourg continue sur sa lancée mais cette fois-ci en anglais. Admiratif de Whitney Houston qui vient de terminer sa chanson sur la scène de l’émission « Champs-Elysées », Serge Gainsbourg, éméché, déclare sa flamme à l’américaine en lui disant « qu’il veut coucher avec elle ». Alors que le présentateur Michel Drucker tente de rattraper la situation, le chanteur réitère ses avances. Whitney Houston est quant à elle choquée par l’attitude de « Gainsbarre ».

La discorde sur « Droit de Réponse » : c’est sur le plateau de l’émission présentée par Michel Polac que Serge Gainsbourg recadre les journalistes de « Minute » qui l’ont critiqué sur sa reprise de « la Marseillaise ». N’ayant pas sa langue dans sa poche, le chanteur va jusqu’aux insultes. Si « Droit de réponse » a la réputation d’être animée, des débordements auront lieu en réponse aux propos de Serge Gainsbourg.

La dispute avec Catherine Ringer : un dérapage de plus pour Serge Gainsbourg. Invitée de l’émission phare « Mon Zenith à moi », la chanteuse des Rita Mitsuko, Catherine Ringer s’exprime sur les rôles qu’elle a joués dans des films pornographiques. Visiblement, ce n’est pas du tout au goût du chanteur qui l’insulte et menace de lui assener une claque.

Des comportements, qui, à notre époque, déclencheraient à coup sûr de vives réactions et la censure de l’artiste !

Une influence musicale encore existante

Combien de chanteurs français peuvent se revendiquer de Serge Gainsbourg ? Impossible à dire tant ils sont nombreux. En effet, il fait partie des « monstres » de la chanson et son rayonnement, en nos contrées, a peu d’égal.

Mais grâce à sa versatilité, à son audace artistique et aux multiples esthétiques qu’il a su mobiliser durant ses 35 années de carrière musicale, « Gainsbarre » a également marqué durablement la musique internationale, en premier lieu anglo-saxonne. Il n’a peut-être pas connu le succès aux États-Unis comme ce fut le cas pour Édith Piaf, Maurice Chevalier ou Charles Aznavour en leur temps, mais son influence demeure palpable, y compris chez les plus grands.

Symbole de ce respect venu de l’étranger, la compilation Monsieur Gainsbourg Revisited, sortie en 2006, réunissait des pontes de la musique mondiale reprenant les titres du chanteur français. Portishead, Franz Ferdinand, Placebo, Cat Power, The Kills, Jarvis Cocker (du groupe Pulp), Marianne Faithfull ou encore Michael Stipe (du groupe R.E.M.).

Et la liste est longue avec des artistes tels que Patti Smith, Lenny Kravitz, Jack White ou Tricky ayant clairement revendiqué son influence. Mais alors, qu’est-ce qui plaît tant aux artistes anglo-saxons dans l’œuvre de Gainsbourg ?

Dans presque toutes les bouches, c’est bien l’album Histoire de Melody Nelson, avec la voix de sa muse, Jane Birkin, qui revient sans cesse. Un disque concept lui-même influencé par les sonorités anglaises, avec ce duo basse-batterie mis en avant, très libre, qui joue fort, avec ces guitares distordues, ce jeu live, et ces morceaux à rallonge. Un format loin des carcans hexagonaux et fait d’arrangements subtils assurés par Jean-Claude Vannier.

Serge Gainsbourg a passé de nombreuses années à se chercher, et à chercher l’amour du public. Devant les échecs rencontrés durant ses premières années de carrière, il a dû se réinventer pour finalement trouver dans l’audace et les changements artistiques abrupts un salut commercial et critique.

C’est cette pluralité de musiques abordées et de thèmes sulfureux revendiqués qui font l’admiration des artistes britanniques et américains. De plus, Serge Gainsbourg était un homme de studio, quelqu’un qui connaissait la valeur des instrumentistes, des arrangements, et qui savait les mettre en avant.

Il s’inspire de leur expérience et se repose dessus, produisant alors un album profondément ancré dans le son reggae, relativement peu perverti par la vision française. Le travail du son chez lui devient, au fil des ans, primordial.

Une disparition choc mais pas si surprenante

C’est le week-end de la fin de la guerre du Golfe. La nouvelle tombe dans la nuit du samedi au dimanche : « Serge Gainsbourg est mort, apprend-on de bonne source auprès des sapeurs-pompiers de Paris », annonce, à 0 h 35, une dépêche de l’Agence France Presse (AFP). Le 2 mars 1991 était un samedi, mais l’information n’est passée par les radios et les téléscripteurs que le dimanche matin : Gainsbourg est mort. Au début, on croit à une blague, assez le genre du bonhomme de jongler avec la Faucheuse.

Dans la soirée, devant la maison du 5 bis rue de Verneuil, Bambou, sa dernière compagne, s’est inquiétée quand il n’a pas répondu. A noter que personne n’avait les clefs quand l’artiste composait. Sa compagne a donc alerté les secours. On le retrouvera gisant nu à même le sol.

Un choc mais pas une surprise tant l’auteur de Je t’aime moi non plus a brûlé la vie par les deux bouts. Les dernières années, Gainsbourg a cédé beaucoup de place à Gainsbarre, son Mr Hyde, augmentant encore sa consommation d’alcool et de gitanes et s’abîmant dans le monde de la nuit.

La mort le terrorise et, comme un ultime pied de nez, il a scénarisé une vraie-fausse interview posthume que Libération publie le jour venu. « Bon je suis mort (…) C’est le cœur qui a lâché. Non, c’est plutôt une overdose de plomb. C’était assez foudroyant. Et puis, j’étais exceptionnellement faible », présage-t-il alors.

Suite à sa crise cardiaque, beaucoup n’apprennent son décès qu’au petit matin. Le dimanche, des centaines de personnes, silencieuses, viennent déposer des fleurs ou écrire des messages sur la façade blanche de la maison déjà pleine de graffitis et qui deviendra bientôt un lieu de pèlerinage.

« On est loin des grandes foules rassemblées devant les domiciles de Piaf, Claude François ou Dalida, quelques heures après leur disparition. Rue de Verneuil, pas de scènes d’hystérie, pas de sanglots, pas de portraits brandis. Plutôt une résignation devant cette mort annoncée depuis longtemps par Gainsbourg lui-même », témoignait, à l’époque, un journaliste de l’AFP.

Ses proches défilent, son ex-compagne Jane Birkin en tête. Un rabbin passe dire les prières rituelles. Le président François Mitterrand salue dans un télégramme « son amour de la langue et son génie musical ». L’une de ses muses, Brigitte Bardot, l’interprète de Harley Davidson, pleure à distance un homme « irremplaçable qui se détruisait depuis longtemps ».

Le 7 mars, après un hommage au funérarium de Nanterre, où son cercueil est exposé deux jours, c’est alors l’heure du dernier adieu au cimetière du Montparnasse, dans la sobriété.

Au milieu des proches, de ses plus jeunes enfants, Charlotte et Lulu, et de personnalités, Catherine Deneuve, pour qui il a composé Dieu est un fumeur de havanes, lit en guise d’homélie le texte d’une chanson écrite pour Jane, Fuir le bonheur avant qu’il se sauve.

« Quand j’aurai disparu, lance au moins quelques orties sur ma tombe, mon p’tit Lulu », plaidait l’artiste en préface d’une chanson dédiée à son fils. Entre Baudelaire et Sartre, il repose dans le « trou » chanté par le « poinçonneur » : « Se faire un petit trou, un dernier petit trou et on me mettra dans un grand trou ».

Les hommages pour l’anniversaire de sa mort s’enchaînent…

À l’occasion des 30 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, la street artiste Pink’Art RoZ participe à une exposition collective en hommage au chanteur. Son « Serge », une toile, d’un mètre par un mètre et quatre centimètres d’épaisseur, est présenté jusqu’au 18 avril dans une galerie aux Puces de Saint-Ouen.

Sous le pseudonyme de Nocif’Art, Alexandre Hannesse, un artiste plasticien domicilié à Bruxelles a également souhaité rendre hommage à l’artiste disparu. Il a, pour cela, réalisé un portrait du chanteur à partir de mégots de cigarettes. Une façon originale de rendre hommage au chanteur qui fumait jusqu’à trois paquets de cigarettes par jour.

La journaliste Chloé Thibaud a choisi, quant à elle, un éclairage original en se penchant sur les poètes et les écrivains que l’artiste a admirés tout au long de sa vie. Rimbaud, Baudelaire, Edgar Allan Poe… Ces hommes de lettres l’ont accompagné dans ses créations. Un hommage littéraire mérité à l’un des plus grands compositeurs et paroliers français.

Pour sa part, François Dimberton retrace la vie de l’artiste, épaulé par Alexis Chabert au dessin. L’édition Collector permet de découvrir les beaux crayonnés de l’auteur de « Bourbon Street », ainsi qu’un cahier de 16 pages riches des anecdotes du journaliste musical Bertrand Dicale.

Les puristes peuvent se jeter sur le vinyl édité par l’INA et Diggers Factory, un 180 g entièrement rose. Intitulé « Serge Gainsbourg à la Maison de la Radio, Edition Rose », il permet d’entendre des versions jusqu’alors jamais éditées de chansons cultes de l’homme à  tête de chou.

Nombre d’artistes rendent cette année hommage à Serge Gainsbourg, et ce, malgré les fermetures de musée. L’occasion de visiter la Galerie Hegoa qui ouvre ses portes à une exposition autour du chanteur disparu. Seront présentées, dans son quartier de la rue de Verneuil, des photographies signées notamment Claude Azoulay, William Klein, Pierre Terrasson ou encore Andrew Birkin, le frère de Jane, ainsi que des œuvres de la dessinatrice Lolita.

Pris d’un sentiment de nostalgie, les fans du chanteurs pourront également se balader dans les rues de la capitale afin d’admirer les œuvres de rues, en l’honneur de « Gainsbarre ». Côté rive gauche, il ne faut pas manquer les fresques devant le 5 bis rue de Verneuil (7ème) dessinées par les fans de l’artiste, en attendant l’ouverture du musée qui lui sera dédié à la fin de l’année, ainsi que sa tombe décorée de manière permanente par ses innombrables fans au cimetière du Montparnasse. Les promeneurs pourront également passer sur le port de Montebello (5ème) où il échangea son premier baiser avec Jane Birkin. Dans le 20ème arrondissement, on pourra rêver devant les Studios Felber fréquentés par le chanteur et le jardin Serge Gainsbourg près de la station des Lilas. Une halte s’impose au marché Dauphine des Puces de Saint-Ouen qui rend hommage à l’artiste avec l’exposition « Gainsbourg, et cætera… ». Une trentaine d’artistes (peinture, illustrations, sculpture, photos…) y exposent  leurs œuvres et leurs visions de l’homme à la tête de chou, gratuitement, les samedis et dimanches du 27 février au 30 avril 2021.

L’ouverture d’un musée en prévision

Trente ans après la mort de Serge Gainsbourg, sa maison va devenir un musée. Depuis sa disparition, la façade de l’hôtel particulier du 5 bis, rue de Verneuil, à Paris, est recouverte de graffitis, de dessins et de messages de fans. Devenu un lieu de pèlerinage, le lieu doit ouvrir au public à l’automne 2021.

Les travaux sont prévus, la déclaration préalable trône déjà sur la façade du 5 bis rue de Verneuil. Tous les jours, devant la façade tout en longueur, recouverte de street-art et de mots d’amour, il y a du monde. Les mêmes mots reviennent toujours, entre « grand artiste » et « génie » à présenter au monde. Ce grand hôtel particulier bas de plafond, d’anciennes écuries, a largement été montré de son vivant, un capharnaüm très étudié.

Derrière cette porte, tant de fantasmes se sont accumulés en trente ans d’absence. C’est un peu de l’âme de Gainsbourg que les gens viennent saisir ici. Un musée accessible et respectueux du patrimoine parisien, une restitution fidèle du cadre de travail de son père, c’est ainsi que Charlotte Gainsbourg envisage ce projet, avant la fin de l’année si tout va bien. Trente ans après, plus rien ne presse après tout.

« Le masque tombe, l’homme reste, et le héros s’évanouit » Serge Gainsbourg

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