Posted on: 3 mars 2021 Posted by: manonquenehen Comments: 0

Avec la Covdi-19 et le confinement, bien des gens de la ville ont décidé de partir à la campagne. Envie de verdure, d’espace et de retour aux vraies valeurs sont les éléments déclencheurs de la plupart des migrations de cette année. Mais sommes-nous obligés de partir à la campagne pour vivre mieux ?

Il faut savoir que certaines villes, des pays nordiques à l’Amérique du sud, se sont mises au vert. Elles fonctionnent à l’énergie hydraulique, possèdent des quartiers entiers sans voiture et pêchent leurs saumons dans leur rivière urbaine. Mais alors quelles sont ces villes vertes, qui ont fait le choix de se développer de manière durable et qui ont compris (bien) avant les autres qu’il fallait préserver notre chère planète ?

Oslo, Norvège

La capitale de la Norvège fait partie des quatre villes scandinaves de ce classement et se retrouve régulièrement dans celui des villes les plus vertes au monde.
C’est la ville qui rejette le moins de gaz à effet de serre en comparaison aux autres métropoles européennes, notamment grâce au fait qu’environ 85% des enfants vont à l’école en vélo ou à pied et que les bus fonctionnent à l’énergie hydroélectrique.

Lauréate du Prix de la Capitale Verte en 2019, la capitale norvégienne est récompensée pour sa démarche écologique et sociale. Elle est la capitale qui génère le moins de gaz à effet de serre.

Oslo est aussi l’une des villes les plus écologiques du monde par rapport à sa manière d’impliquer ses habitants. D’ailleurs, ils se déplacent à 85% à pied, à vélo ou en transports en commun. Tout comme à Reykjavík (Islande), ceux-ci sont ultra-propres, car motorisés « hydro-électriquement ».

Stockholm, Suède

Stockholm peut être fière d’avoir été la tout première ville européenne à gagner l’European Green Capital Award en 2010, notamment en raison de sa forte prise de conscience de l’importance du développement durable. Les suédois disposent de nombreux projets qui inscrivent la ville dans une démarche écologique importante. Pour exemple, le projet Grow Smarter vise à transformer les eaux usées en biocarburants, dans l’optique de ne plus utiliser de carburants fossiles d’ici à 2050. Aussi, la ville souhaite se servir des chaleurs résiduelles des centres de données, ou magasins, pour chauffer ses habitants. Une manière très intelligente de réduire le gaspillage !

La ville s’est bien impliquée depuis les années 60, et la plus belle preuve de son changement de comportement reste le fait que les saumons attrapés dans sa rivière soient… comestibles ! Elle favorise l’utilisation des vélos, la nourriture bio et souhaite encore réduire ses émissions de dioxyde de carbone.

Copenhague, Danemark

La ville célèbre pour sa petite sirène est très populaire et prisée des touristes mais a su se protéger. Copenhague reste consciente des efforts à faire tous les jours pour préserver sa qualité de vie, ce qui lui a valu, elle aussi, de remporter l’European Green Capital Award. Considérée comme la « Capitale Verte de l’Europe », Copenhague allie parfaitement la tradition, la modernité et l’écologie. Le vélo est un moyen de transport qui est largement adopté par la population. D’ailleurs, depuis plusieurs décennies la ville est aménagée de manière à le privilégier. Les transports en commun sont aussi très utilisés par les citadins, et en plus, tout le réseau roule à l’électricité. La plupart des restaurants cuisinent avec des ingrédients locaux et de saison et des millions de personnes utilisent un vélo tous les jours plutôt que leur voiture.

D’ici 2025, la ville souhaite atteindre une neutralité carbone, c’est à dire de compenser totalement ses émissions de gaz à effet de serre.

Angers, France

En 2020, Angers conserve sa première place dans le classement des villes de France les plus vertes. En plus d’investir de manière significative dans ses espaces verts (98 euros par habitant en moyenne), elle s’attache à limiter leur arrosage automatique et l’utilisation de pesticides dans leur entretien. Des initiatives qui s’inscrivent dans un projet de Smart city à long terme, engagé sur 12 ans.

Freiburg, Allemagne

La ville fait partie de l’initiative carfree. Ce mouvement international prône la non-utilisation des voitures. L’éco-quartier de Vauban est ainsi le plus grand quartier sans voiture d’Europe, où près de 5 000 locaux cohabitent à pied. La ville a également équipé de nombreux bâtiments de panneaux solaires, notamment ses écoles, ses églises et même sa mairie.

Freiburg souhaite réellement continuer à utiliser l’énergie solaire, et réduire ses émissions de dioxyde de carbone de 40% d’ici 2030.

Malmö, Suède

La 3ème plus grande ville de Suède est l’une des villes les plus vertes au monde, en partie car elle abrite le 3ème plus grand parc éolien offshore lors de sa création en 2007, avec 48 éoliennes en pleine mer, pour une puissance de 110 MW. L’un de ses districts, Western Harbor, fonctionne à 100% à l’énergie renouvelable, grâce au soleil, au vent et à l’eau, mais aussi aux biocarburants, produits avec la récupération de matériaux organiques.

Malmö souhaite atteindre un niveau de neutralité climatique, donc participer à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre et ainsi atteindre l’objectif d’empêcher la température mondiale d’augmenter de plus de 2°C.

Vancouver, Canada

En plus d’être citée parmi les 5 premières villes où il fait bon vivre, City of Vancouver est un centre incontesté d’innovation, avec notamment des compacteurs de déchets fonctionnant à l’énergie solaire un peu partout dans la ville, des détecteurs de présence pour activer la lumière et un chauffage géothermal. La ville aime la nature et lui accorde une place importante au quotidien : elle recense plus de 200 parcs, et autant de possibilités de respirer le bon air canadien.

Vancouver est la ville d’Amérique du Nord qui émet le moins de CO2. Depuis 2010, elle a comme projet de favoriser le vélo et les voitures électriques. Pour cela, elle a créé des centaines de kilomètres de pistes cyclables et instauré de nombreuses stations de recharges pour véhicules. Elle inclut de manière important la nourriture locale et saine, en créant des espaces dédiés aux producteurs un peu partout dans la ville.

San Francisco, Californie – Etats-Unis

Cette capitale de la tech est reconnue à travers le monde comme l’un des emblèmes de l’American Way Of Life. Nommée la ville « la plus verte de l’Amérique du Nord » en 2011, San Francisco n’a cessé de s’améliorer depuis. Des bâtiments entiers, comme le Moscone Center, sont recouverts de panneaux solaires. Cela a conduit la ville à réduire de 34 000 tonnes ses émissions de dioxyde de carbone, ce qui revient à retirer 7 000 voitures de la circulation.

En 2016, San Francisco confirme sa place parmi les villes les plus écologiques du monde : c’est la première à avoir banni les bouteilles d’eau en plastique. Elle a été la première ville américaine importante à bannir l’utilisation de sacs plastique et ses habitants sont très sensibles au recyclage. Elle est également considérée comme un pionnier et leader des voitures électriques.

San Francisco souhaite devenir d’ici quelques années une ville « zero waste » et donc axer sa politique pour atteindre un niveau de zéro gaspillage et zéro déchet.

Portland, Oregon – Etats-Unis

Là encore, Portland a toujours figuré parmi les bons élèves lorsqu’il s’agit de questions environnementales. Les habitants sont bien habitués à acheter des produits locaux, à favoriser le covoiturage et à recycler. La ville a été nommée l’une des plus agréables et pratiques pour faire du vélo et a aussi été parmi les premières à exclure l’utilisation de sacs plastique.

De plus, elle développe l’équipement de tous ses lampadaires et lumières de LED.

Bristol, Angleterre

Bristol a été déclarée la ville la plus verte du Royaume-Uni et figure parmi les villes les plus vertes d’Europe, remportant en 2015 un European Green Capital Award. C’est une destination touristique et elle attire de plus en plus de jeunes professionnels, séduits par son art de vivre au vert. Elle mise notamment énormément sur ses modes de transport, avec déjà 800 millions d’euros investis en 2015. Ses habitants utilisent le vélo pour se déplacer, ce qui réduit considérablement les émissions de gaz à effet de serre.

Amsterdam, Pays-Bas

Amsterdam est mondialement célèbre pour le nombre de vélos qui circulent chaque jour dans ses rues. Les Pays-Bas est l’un des pays dont les habitants sont les plus heureux. Cela favorise les réactions et comportements positifs envers les décisions prises par la ville pour réussir sa transition écologique. Depuis 2014, par exemple, Amsterdam teste et développe les pistes cyclables solaires, quand elle n’organise pas des croisières pour nettoyer ses canaux. Évaluée comme la « ville la plus saine du monde » en 2018, selon plusieurs critères définis par le site Spotahome, Amsterdam veut, d’ici à 2025, réduire de 40% ses émission de CO2 (par rapport à 1990).

Curitiba, Brésil

Surnommée « Cidade Modelo da América Latina » (cité modèle d’Amérique Latine), Curitiba est engagée dans une politique environnementale depuis les années 1980. En avance sur son temps, cette cité brésilienne trie 70% de ses déchets grâce à un ingénieux système d’échange : des déchets contre des paniers de légumes ! En parallèle, Curitiba a planté plus d’un million d’arbres en bordure d’autoroute et crée de plus en plus d’espaces verts (60 m2 par habitant). Les curitibanos sont plus d’1,6 million, ce qui laisse une idée du projet… Le réseau des transports en commun est aussi considéré comme l’un des plus propres et mieux pensé. En 1996 déjà, la ville se voyait récompensée par l’English Building and Social Housing Foundation, organisme recensant les projets les plus novateurs. Aujourd’hui, à Curitiba, ce sont plus de 1 900 bus qui conduisent chaque jour 85% de la population.

Zurich, Suisse

Zurich s’illustre parmi les villes les plus écologiques grâce à sa politique appliquée sur la consommation d’électricité. En effet, basée sur une sensibilisation forte et une implication de la population, Zurich pourrait être la première « Ville 2 000 watts » au monde, en 2050. Cela signifie que ses habitants pourraient n’avoir besoin que de 2 000 watts continu pour vivre. Pour se faire une idée, en Europe, la moyenne culmine à 6 300 watts. De plus, la capitale suisse compte de nombreux espaces verts.

Cap Town, Le Cap (Afrique du Sud)

L’organisme Carbon Disclosure Project (CDP) a classé Cap Town parmi les 5 villes les plus écologiques du monde. Plutôt discrète, Cap Town œuvre pourtant activement en faveur du climat. Effectivement, entre 10 et 20% de sa production énergétique provient de sources renouvelées. La ville a également renforcé son réseau de transport en commun. Cela a eu pour conséquences de réduire le trafic urbain, de diminuer la pollution ainsi que les émissions de dioxyde de carbone. C’est un exploit pour cette ville d’Afrique en pleine expansion.

Cap Town est donc l’exemple même que, finalement, le développement durable est accessible à tous ceux qui s’en donnent le courage.

Wellington, Nouvelle-Zélande

Capitale néo-zélandaise, Wellington est aussi appelée « la capitale venteuse », du fait de son emplacement sur Terre : aux « quarantièmes rugissants ». Ce terme signifie que Wellington connaît des vents constants et puissants, toute l’année. De ce fait, en 2009, le projet West Wind, un grand parc éolien, a vu le jour près de la ville. Aujourd’hui, c’est devenu une attraction, avec balade pédestre et point de vue exceptionnel.

Concernant sa consommation électrique, la ville espère en produire 90% à partir d’énergies renouvelables. Le niveau de pollution est excellent en tous points : air pur, eaux propres, sols nettoyés… Depuis 2000, la ville est parvenue à réduire ses émissions de CO2 de 2% en connaissant pourtant une augmentation de la population de 21%.

Reykjavik, Islande

Bien que le but ne soit pas de faire un classement, la capitale de l’Islande est en haut du podium. Si son nom en islandais signifie « baie des fumées », ce n’est certainement pas à cause de la pollution : elle n’utilise que 0,1% de combustibles fossiles pour son énergie. La ville fonctionne pratiquement à l’énergie renouvelable, utilisant ses grandes ressources géothermales et l’énergie hydraulique pour son électricité, son chauffage et son eau chaude. La qualité de l’air y est d’ailleurs exceptionnelle. Et pour cause, depuis 1990, le réseau des transports est géré par une motorisation à l’hydrogène (bus et métros). En 2018, le palmarès TravelBird lui attribue d’ailleurs la place de « Ville la plus verte du monde », notamment grâce aux 410 m² d’espaces verts par habitant.

Elle aspire d’ailleurs à éliminer tous ses combustibles fossiles d’ici l’année 2050.

Si vous voulez changer d’air, sans vous priver des avantages de la ville, il ne vous reste plus qu’à choisir une de ses destinations !

« L’écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux » Nicolas Hulot (écologiste, écrivain et journaliste)

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