Posted on: 6 avril 2021 Posted by: manonquenehen Comments: 0

La mainmise de Vladimir Poutine sur le Kremlin n’est pas près de s’arrêter. Lundi, le président russe de 68 ans, a signé la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au pouvoir jusqu’en 2036.

Qui est Vladimir Poutine ?

Vladimir Vladimirovitch Poutine, né le 7 octobre 1952 à Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), est un homme d’État russe. Depuis 1999, il est la figure centrale de l’exécutif, alternativement comme président du gouvernement (1999-2000 et 2008-2012) et président de la fédération de Russie (par intérim de 1999 à 2000, et de plein exercice de 2000 à 2008 et depuis 2012).

Officier du KGB, principal service de renseignement de l’URSS post-stalinienne, il est en poste à Dresde au moment de la chute du mur. Il commence sa carrière politique à la mairie de Saint-Pétersbourg, puis devient l’un des plus proches conseillers du président Boris Eltsine, qui fait de lui le directeur du Service fédéral de sécurité en 1998, puis le président du gouvernement de la Russie l’année suivante.

À partir du 31 décembre 1999, à la suite de la démission de Boris Eltsine, il assure les fonctions de président de la fédération de Russie par intérim. Il devient président de plein exercice le 7 mai 2000, après avoir remporté l’élection présidentielle anticipée dès le premier tour. Au cours de son premier mandat présidentiel, il lance une série de réformes importantes pour restaurer la puissance d’un pays en crise économique qui a perdu de son influence dans le monde. Il mène un redressement de l’économie nationale et une politique institutionnelle tournée vers une concentration des pouvoirs présidentiels. Il est largement réélu en 2004.

En 2008, il se refuse à demander un changement de la Constitution, qui lui interdit de concourir pour un troisième mandat consécutif et soutient la candidature à la présidence de son premier vice-président du gouvernement, Dmitri Medvedev. Une fois élu, ce dernier le nomme président du gouvernement et, dans la foulée, Vladimir Poutine prend la direction du parti Russie unie. Fréquemment accusé d’autoritarisme dans son exercice du pouvoir, il est pour la première fois significativement contesté à la suite des élections législatives de 2011.

Candidat à l’élection présidentielle de 2012 avec le soutien du président Medvedev, il l’emporte au premier tour et retrouve la fonction de président de la fédération de Russie pour un mandat allongé de deux ans en vertu d’un amendement adopté en 2008. Au cours de cette période, il s’efforce de restaurer l’influence russe sur la scène internationale. D’une part, dans le cadre de la guerre du Donbass, à la suite d’un référendum contesté, il permet le rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie, acte souvent perçu comme une violation du droit international. D’autre part, il implique militairement la Russie dans la guerre civile syrienne, en soutien au régime de Bachar el-Assad.

Il brigue un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle de 2018, qu’il remporte dès le premier tour avec un score jamais atteint par un candidat lors d’un scrutin présidentiel de l’après-communisme (76,7 % des suffrages exprimés).

En quoi consiste cette loi ?

Cette loi, publiée sur le portail officiel russe, avait été définitivement adoptée par le Parlement en mars, après un référendum constitutionnel organisé à l’été 2020.

Vladimir Poutine a signé lundi la loi lui permettant de se présenter aux deux prochaines élections présidentielles. Le président russe aurait dû, en théorie, se retirer à la fin de son mandat actuel mais, grâce à une réforme constitutionnelle approuvée par référendum l’année dernière, il a ouvert la voie à son maintien au pouvoir.

C’est officiel, Vladimir Poutine pourra se présenter aux deux prochaines élections présidentielles en Russie. Le président, âgé de 68 ans, a signé, lundi 5 avril, la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin jusqu’en 2036.

Cette loi, publiée sur le portail officiel russe, avait été définitivement adoptée par le Parlement en mars, après un référendum constitutionnel organisé à l’été 2020.

Vladimir Poutine, aux commandes du pays depuis 2000, aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel en 2024, la législation russe n’autorisant pas un président à faire plus de deux mandats consécutifs.

Mais selon le texte qu’il a promulgué lundi, « cette restriction ne s’applique pas à ceux qui occupaient le poste de chef de l’État avant l’entrée en vigueur des amendements à la Constitution » approuvés par référendum en 2020.

Ce n’est pas la première fois que Vladimir Poutine atteint la limite de deux mandats. En 2008, il avait pris le poste de Premier ministre et laissé le Kremlin à son dernier chef de gouvernement Dmitri Medvedev. Après cet intermède de quatre ans, il avait été réélu président en 2012.

Un « énorme mensonge »

La révision constitutionnelle votée à l’été 2020 introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président – foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique -, ainsi qu’une immunité à vie garantie aux présidents russes.

L’opposant Alexeï Navalny, désormais incarcéré, avait qualifié ce référendum d’« énorme mensonge » et l’ONG Golos, spécialisée dans l’observation des élections, a dénoncé une atteinte « sans précédent » à la souveraineté du peuple russe.

Étalé sur une semaine en raison de la pandémie de coronavirus, le vote dont l’issue ne faisait aucun doute s’était conclu sur une victoire du « oui » à 77,92 % et une participation de 65 %, selon les chiffres officiels.

« Parfois, il est nécessaire de se sentir seul pour prouver que vous avez raison » Vladimir Poutine (président Russe)

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