Posted on: 7 mai 2021 Posted by: manonquenehen Comments: 0

La capsule Crew Dragon avec à son bord Thomas Pesquet a été lancée en direction de la Station spatiale internationale (ISS) comme prévu par la Nasa et SpaceX, vendredi 23 avril dernier. Direction les étoiles !

Des images impressionnantes

Du côté du centre spatial Kennedy (États-Unis), le décollage a eu lieu de nuit, offrant des images étonnantes et magnifiques du lanceur. Notamment lorsqu’il s’est hissé jusque dans la haute atmosphère, à plus de 30 kilomètres d’altitude, quelque deux minutes après le décollage. Les gaz se sont élargis naturellement, sous l’effet d’une baisse de pression. Éclairés par le Soleil, ils ont pu former comme une nébuleuse artificielle.

Les objectifs de cette mission

Cette fois, contrairement à sa première mission, il devra également gérer la casquette de commandant.

Pendant ce séjour à bord de l’ISS, Thomas Pesquet réalisera, comme lors de sa première mission Proxima, différentes expériences scientifiques, « pour la mission Alpha, Thomas aura un objectif similaire et un programme chargé consacré à la science. Il sera également le premier commandant de bord français de l’ISS », explique le CNES (Centre national d’études spatiales).

Une activité scientifique soutenue

Une fois à bord de l’ISS Thomas Pesquet, « va consacrer beaucoup de temps aux activités scientifiques, de la recherche sur l’homme à la recherche sur les radiations, en passant par la science physique et la biologie, mais aussi faire la démonstration de technologies qui pourraient influencer la manière dont nous vivons et travaillons », précise le CNES. En tout, une centaine d’expériences l’attendent.

« Nous passerons 60 % de notre temps à mener des expériences », avait estimé l’astronaute français dans une interview au Parisien. Parmi celles qui seront menées lors de cette mission, l’expérience « Dreams », qui analysera le sommeil des astronautes, perturbé dans l’espace, mais aussi des travaux sur les cellules souches et 12 expériences « scientifiques, technologiques et éducatives » françaises préparées par le CADMOS (Centre d’aide au développement des activités en micro-pesanteur et des opérations spatiales).

Il s’agira également de poursuivre d’autres essais, lancés lors de précédentes missions et à demeure sur l’ISS.

Entretenir l’ISS et penser au futur

Outre ces expériences, les astronautes travailleront également sur l’évolution de la conquête spatiale, notamment la potentielle future exploration de Mars, ou la mise en place, avant cela, d’une mission pérenne sur la Lune.

C’est « un travail de fourmi qui permet d’envisager des missions plus ambitieuses à l’avenir », comme l’explique Thomas Pesquet dans une interview au CNES, « on n’a pas éternellement vocation à rester en orbite basse ».

La mission Alpha comporte également quatre sorties extravéhiculaires, soit des sorties d’astronautes hors de la station, à l’extérieur. “Ces sorties sont la plupart du temps organisées à des fins d’assemblage, de maintenance ou de réparation sur la Station spatiale internationale elle-même ou sur un vaisseau qui y serait amarré”, explique le CNES.

La casquette supplémentaire de commandant

Contrairement à son premier séjour sur l’ISS, Thomas Pesquet devra également, à la fin de son séjour, endosser la casquette de commandant, une première pour un Français. Cela signifie qu’en plus de la réalisation d’expériences, il devra également observer le travail des autres.

« Je devrai voir là où l’on peut être plus efficace, là où il risque d’y avoir des frictions, là où il va falloir désamorcer les problèmes… Et évidemment, en cas d’urgence, c’est au commandant de donner le tempo de la réponse de l’équipage », expliquait-il dans le Parisien.

Il ne pourra donc pas participer à tous les projets: « Mon collègue va poursuivre les expériences sur lesquelles j’avais travaillé, il s’en occupera pendant six mois, je vais lui remettre les clefs du laboratoire Columbus [laboratoire spatial scientifique de l’Agence Spatiale Européenne] », a détaillé Thomas Pesquet lundi, lors d’une conférence de presse. « Je serai le commandant, pour m’assurer que tout soit bien en place, je pourrai lui donner quelques indications, quelques petits conseils et ensuite ce sera à lui de prendre les rênes ».

D’autres changements par rapport à Proxima

D’autres changements accompagneront cette deuxième mission pour Thomas Pesquet. Cette fois, il empruntera un vaisseau privé américain de Space X, et non plus le vaisseau russe Soyouz, pour rejoindre la station orbitale. « C’est plus moderne, c’est plus automatisé, les représentations de l’information pour l’équipage sont super confortables », a-t-il expliqué lundi, ajoutant ensuite que ce sera « un voyage un peu plus secoué qu’avec la navette, mais je ne pense pas que ce soit vraiment très différent par rapport au Soyouz ».

Si physiquement il dit avoir « l’impression d’être dans la meilleure forme de [sa] vie en ce moment », il pense toutefois que ce deuxième séjour sera « plus difficile », que le premier. « La première fois on part à l’aventure, on sait que cela va être difficile parce qu’on vous l’a dit, on l’imagine, on est capable de le comprendre, mais on ne sait pas exactement à quel point. La deuxième fois on sait exactement à quoi on s’expose, on sait que ça va faire mal ».

Une notion de partage importante pour l’astronaute

Lui qui avait été très suivi pour ses photos de la Terre prises de l’espace lors de la mission Proxima a déclaré qu’il fera cette fois « un peu moins » de photos et prendra « plus de temps pour se faire des souvenirs ». Il n’entend pas moins continuer « à parler d’environnement » au public, comme lors du premier séjour.

Malgré la promiscuité, une ambiance conviviale à bord

Avec seulement 6 couchettes et 2 toilettes pour 11 membres d’équipage, la vie à bord de l’ISS n’est pas de tout repos. « Les gens sont entraînés pour ça, à travers des stages de spéléologie et de plongée sous-marine » rappelle Thomas Pesquet.

Mais malgré cette préparation, la promiscuité reste un aspect majeur à gérer pour les habitants de l’ISS. Pour préserver l’intimité de chacun, l’astronaute souligne l’importance de l’existence de petits espaces individuels pour s’isoler de temps en temps. Le respect de l’autre est donc une condition clé pour qu’une ambiance conviviale à bord soit possible.

Insolite : le dernier titre de Coldplay diffusé depuis l’espace

C’est une première mondiale et dans toute la galaxie ! Ce vendredi 7 mai à minuit, l’astronaute normand a fait résonner les notes du dernier single du groupe britannique dans la Station spatiale internationale.

Une collaboration intersidérale pour la sortie du nouveau titre de Coldplay. Grâce à l’astronaute normand Thomas Pesquet, le morceau « Higher Power » a été diffusé en avant-première depuis l’espace. Un moment unique partagé sur la chaîne YouTube de l’Agence Spatiale Européenne.

Lors de cette visio-conférence, Chris Martin et les membres du groupe ont échangé pendant une dizaine de minutes avec Thomas Pesquet sur la vie à bord de l’ISS ou encore l’apparence de la Terre avant d’écouter ensemble le nouveau morceau de Coldplay (en toute fin de vidéo). Coldplay a ensuite diffusé sur YouTube et ses réseaux sociaux le clip de son nouveau titre.

« Nous avions eu des avant-premières de films sur l’ISS, mais je suis presque sûr que c’était la première chanson sortie dans l’espace extraterrestre avant de sortir sur Terre !!! Merci Coldplay pour l’échange ! », a tweeté de son côté Thomas Pesquet.

Des photos partagées qui laissent sans voix

Quand il ne travaille pas sur ses expériences scientifiques, l’astronaute Thomas Pesquet se livre à l’une de ses activités favorites : la photographie.

Le Français alimente son compte Instagram par de magnifiques clichés de la Terre pris depuis l’espace. C’était d’ailleurs en partie ce qui l’avait fait connaître en 2016, lors de sa première mission d’astronaute.

De retour à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) depuis le 24 avril, Thomas Pesquet reprend ses bonnes habitudes. Il a partagé ce 4 mai la photographie d’une aurore boréale. Trois jours plus tôt, il postait un impressionnant cliché de la Bretagne. L’occasion de revenir sur ses plus belles prises de vue.

Thomas Pesquet restera à bord de l’ISS pour six mois. Lui et ses collègues sont chargés de travailler sur 232 expériences scientifiques. Parmi elles : le développement des blobs (ces organismes ni animaux, ni champignons, ni plantes) ou encore le comportement des cellules du cerveau. À noter que Thomas Pesquet est le premier Français à être désigné commandant de bord de l’ISS.

« Les pilotes se moquent de marcher. Ce qui les motive, c’est de pouvoir voler » Neil Armstrong (astronaute, aviateur, Homme de l’espace et pilote d’essai)

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